Lorsque l’on prend son appareil photo pour partir, sans but précis, se perdre dans le dédale des rues. Sans concept artistique prémédité, juste une échappée en solitaire, en méditant sur soi et en figeant ce que l’on voit.
La ville nous parle quand nos yeux sont curieux. Elle se tait quand amorphes nous avançons, lassés par notre routine. Alors les murs et façades défilent dans l’indifférence à chacun de nos pas. Nous laissons se perdre ce qu’ils nous montrent, ce qu’ils nous disent.
C’est que je me plais alors à capturer dans mes escapades urbaines. Lorsque j’arrive à m’échapper de ma routine ennuyeuse, dans laquelle mon regard ne se pose plus sur ce qui m’entoure, ce qui me parle, ce qui me plait.

